Vivre chez le père à Lausanne, chez la mère à côté de la cimenterie qui éventre la colline. Engloutir des kilos de langues de chat oranges et vertes, avoir des bouclettes blondes et un prénom vieille France. Faire le garçon, jouer le jeu. Pour Louis, neuf ans, la voie vers l’âge adulte est pavée de certitudes.

Puis vient l’adolescence, de laquelle il faut s’extraire comme du gravier. Le corps qui change, devient flasque, la découverte des « lacs gelés intérieurs dans lesquels on ne finit pas de tomber ». C’est qu’entre-temps, la situation entre les parents s’est envenimée.